Un nouveau terme s’est imposé dans la bouche des célibataires anglo-saxons ces dernières semaines : le monkey branching. L’image est empruntée au singe qui ne lâche une branche qu’après avoir attrapé la suivante. Appliquée aux relations amoureuses, elle décrit les personnes qui entament une nouvelle connexion sentimentale avant d’avoir vraiment refermé la précédente, pour ne jamais se retrouver seules entre deux histoires.
Le phénomène n’est pas nouveau dans les faits, mais il vient d’être nommé et documenté par la presse psychologique et lifestyle anglophone, qui en fait l’une des tendances marquantes de la saison, aux côtés du clear-coding ou du chalant dating.
Qu’est-ce que le monkey branching ?
Concrètement, une personne qui pratique le monkey branching commence à discuter, flirter ou multiplier les rendez-vous avec un nouveau profil alors qu’elle est encore en couple ou en fin de rupture. L’objectif, souvent inconscient, est d’amortir la perte affective : on ne lâche jamais totalement prise, on glisse d’une relation à l’autre sans passer par la case solitude.
Les psychologues interrogés par la presse américaine distinguent ce comportement de l’infidélité classique : il s’agit moins d’une recherche de plaisir immédiat que d’une peur du vide affectif, qui pousse à sécuriser une « branche » de secours avant de lâcher la première.
Pourquoi cette tendance émerge maintenant
Plusieurs facteurs se combinent. Les applications de rencontre rendent l’accès à de nouveaux profils quasi instantané, ce qui facilite objectivement le chevauchement de relations. La génération qui a grandi avec le swipe permanent a aussi normalisé l’idée qu’une option de repli est toujours disponible à quelques messages de distance.
Le monkey branching s’inscrit en miroir d’autres tendances déjà observées sur ce blog, comme le slow dating, qui prône au contraire la pause entre deux histoires. Les deux cohabitent dans les mêmes conversations entre célibataires, preuve que le rapport au temps amoureux reste un sujet de tension.
Les signes qui doivent alerter
- Des messages ou rendez-vous avec une tierce personne alors qu’une rupture n’est pas officiellement actée.
- Un enchaînement de relations sans aucune période de célibat, même courte.
- La difficulté à nommer clairement une fin de relation avant d’en commencer une autre.
- Un sentiment de dépendance à l’idée d’avoir « toujours quelqu’un » en réserve.
Comment réagir face au monkey branching
Les spécialistes cités dans la presse anglo-saxonne recommandent d’abord de nommer les choses : demander clairement à un partenaire si une relation précédente est bien terminée évite les malentendus. Pour celui ou celle qui reconnaît ce schéma chez soi, l’enjeu est d’apprendre à tolérer un temps de solitude entre deux histoires plutôt que de le fuir systématiquement.
Dans les tendances de rencontre actuelles, le monkey branching illustre surtout un besoin de sécurité affective à l’ère du swipe permanent, plus qu’un simple manque de loyauté.
Questions fréquentes
Le monkey branching est-il la même chose que l’infidélité ?
Pas tout à fait : l’infidélité implique une tromperie active dans une relation exclusive, alors que le monkey branching décrit surtout un enchaînement de relations sans pause, parfois entre deux ruptures déjà engagées.
Ce comportement touche-t-il surtout les jeunes générations ?
Les articles qui documentent la tendance la situent principalement chez les utilisateurs d’applications de rencontre de 20 à 35 ans, sans que cela en fasse un phénomène exclusivement générationnel.
Comment savoir si on est soi-même un « monkey brancheur » ?
Le signal le plus fiable reste l’incapacité à rester seul·e, même brièvement, entre deux histoires, et le besoin de sécuriser un nouveau contact avant d’avoir refermé le précédent chapitre.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
