Après trois semaines les pieds dans le sable ou en randonnée dans les Alpes, le retour au bureau lundi matin a quelque chose d’un choc thermique. Ce fameux blues de la rentrée n’a rien d’une invention : selon plusieurs enquêtes menées auprès de salariés français, une large majorité d’entre eux avoue ressentir une vraie baisse de moral dans les jours qui suivent la reprise. Voici ce que j’ai appris en creusant le sujet, et surtout ce qui m’a vraiment aidé à passer le cap sans y laisser toute mon énergie.
Pourquoi la reprise fait aussi mal
Le mécanisme est en réalité assez simple à comprendre. Pendant les vacances, on change de rythme, d’environnement, on multiplie les petits plaisirs et les activités stimulantes : tout cela entretient une production élevée de dopamine, l’hormone du plaisir. Le retour à une routine faite d’obligations et d’horaires fixes fait chuter cette production de façon brutale, ce qui explique cette sensation de fatigue, de désorientation, voire d’irritabilité que beaucoup connaissent bien.
Les professionnels des ressources humaines le confirment : cette période de transition touche une part très importante des salariés, avec un pic de stress particulièrement marqué durant la première semaine de reprise. Rien d’anormal donc à se sentir un peu à côté de ses pompes le premier lundi.
Ce qui fait vraiment la différence au retour
Après avoir testé plusieurs approches ces dernières années, quelques réflexes se sont révélés bien plus efficaces que les autres pour amortir le choc :
- Reprendre un mardi ou un mercredi plutôt qu’un lundi, pour raccourcir la première semaine
- Ranger son bureau et clôturer les dossiers en cours avant de partir, pour retrouver un cadre motivant au retour
- Ne pas viser une efficacité maximale dès le premier jour, et se laisser une vraie marge de progression
- Recaler son rythme de sommeil quelques jours avant la reprise plutôt que le jour même
Ce dernier point est sans doute celui qui change le plus la donne : décaler son coucher et son réveil progressivement, deux ou trois jours avant la fin des vacances, évite le décalage brutal qui aggrave la fatigue des premiers jours de travail.
Quand le coup de mou dure trop longtemps
Dans la grande majorité des cas, ce syndrome post-vacances s’estompe naturellement en une à deux semaines, le temps que le corps et l’esprit retrouvent leurs repères. Mais si la déprime persiste au-delà, s’accompagne de troubles du sommeil marqués ou d’une perte d’intérêt généralisée, mieux vaut ne pas laisser traîner et en parler à un professionnel de santé. Ce n’est plus alors un simple coup de mou passager, mais un signal qu’il vaut la peine d’écouter.
De mon côté, ce qui m’aide aussi à passer ce cap, c’est de garder une petite dose de vacances dans le quotidien : un déjeuner dehors, une sortie prévue le week-end suivant, ou simplement continuer à lire le livre commencé sur la plage. Pour d’autres idées du genre, j’en parle régulièrement dans Mes idées tendances, et vous trouverez aussi plein d’astuces pratiques pour la rentrée dans Mes conseils.
Enfin, si vous cherchez à prolonger un peu la parenthèse estivale sans attendre les prochaines vacances, j’ai réuni quelques pistes qui m’ont bien plu dans Mes recommandations.
Questions fréquentes
Combien de temps dure le blues de la rentrée ?
Chez la plupart des personnes, ce coup de fatigue et de morosité s’atténue naturellement en une à deux semaines, le temps de retrouver un rythme de sommeil et une routine stables.
Faut-il consulter si le blues persiste ?
Si la déprime dure plus de deux à trois semaines ou s’accompagne de troubles du sommeil importants et d’une perte d’intérêt généralisée, il est recommandé d’en parler à un médecin ou à un psychologue.
Reprendre en milieu de semaine aide-t-il vraiment ?
Oui, de nombreux conseils de professionnels RH recommandent de reprendre le mardi ou le mercredi plutôt que le lundi : cela raccourcit la première semaine de travail et adoucit la transition.
Sources
Hellowork —
Hays France —
Heyme
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
