Après le monkey branching ou le chalant dating, une nouvelle expression venue de TikTok s’impose dans le vocabulaire des rencontres : le shrekking. Popularisé depuis l’été 2025 et toujours très commenté par les psychologues, ce terme désigne une stratégie amoureuse qui mise sur la sécurité plutôt que sur l’attirance.

Le shrekking, c’est quoi exactement ?

Le mot détourne le personnage de Shrek, l’ogre attachant des films d’animation : il désigne le fait de choisir volontairement un partenaire jugé « en dessous » de ses propres standards, dans l’espoir qu’il se montre plus fidèle et plus investi, par gratitude. L’idée sous-jacente — jamais vérifiée scientifiquement — est qu’une personne qui se sent « chanceuse » d’être en couple prendrait davantage soin de la relation.

Le dictionnaire de Cambridge a d’ailleurs retenu le terme parmi ses mots nouveaux fin 2025, preuve que l’expression a dépassé le cadre des réseaux sociaux pour entrer dans le langage courant anglophone, avant de se répandre en France.

Pourquoi cette tendance séduit une partie des célibataires

Plusieurs explications reviennent chez les experts interrogés par la presse :

  • La lassitude du dating moderne, marquée par le ghosting et la multiplication des relations éphémères, pousse certains célibataires à chercher des garanties plutôt que des coups de cœur.
  • La peur de souffrir et le désir de garder le contrôle de la relation incitent à réduire volontairement le risque d’abandon.
  • La recherche de stabilité affective prime sur le désir, perçu comme plus incertain et plus exposé.

Une psychologue citée par Forbes résume bien le mécanisme : sortir avec quelqu’un qui paraît « en dessous » de ses standards habituels peut fonctionner comme une protection émotionnelle, un moyen de se mettre à l’abri d’un rejet redouté.

Une stratégie aux fondements fragiles

Les spécialistes s’accordent toutefois sur les limites de cette approche. L’attirance reste une notion subjective et aucune hiérarchie universelle de la désirabilité n’existe réellement. Rien ne garantit non plus que la gratitude se transforme en fidélité durable : plusieurs psychologues cités par Psychology Today insistent sur le fait que le shrekking risque surtout d’installer un rapport de force inégal dans le couple, au lieu d’une relation construite d’égal à égal.

Une coach relationnelle interrogée par la presse américaine le rappelle sans détour : le mot est nouveau, mais le comportement ne l’est pas. Juger la valeur d’un partenaire sur des critères d’apparence, qu’il s’agisse de viser « au-dessus » ou « en dessous », évacue l’essentiel : la gentillesse, le respect et l’engagement réel de l’autre. Ce constat rejoint d’ailleurs les réflexions déjà partagées autour des nouveaux mots qui décrivent la vraie vie amoureuse des célibataires en 2026.

Ce qu’il faut en retenir

  • Le shrekking consiste à choisir un partenaire perçu comme « moins désirable » pour se sentir en sécurité affective
  • Le terme vient de TikTok et a été intégré au dictionnaire de Cambridge fin 2025
  • Aucune étude ne prouve que cette stratégie garantit une relation plus stable ou plus fidèle
  • Les psychologues alertent sur le risque de rapport de force inégal dans le couple

Questions fréquentes

D’où vient le mot « shrekking » ?

Le terme s’inspire du personnage de Shrek et a émergé sur TikTok à l’été 2025, avant d’être repris par la presse internationale puis intégré au dictionnaire de Cambridge comme mot nouveau fin 2025.

Le shrekking fonctionne-t-il vraiment pour avoir une relation plus stable ?

Non : aucune étude ne confirme cette idée. Les psychologues soulignent que l’attirance est subjective et que la gratitude ne garantit pas la fidélité d’un partenaire.

Le shrekking est-il comparable au chalant dating ou au monkey branching ?

Ces tendances décrivent des comportements différents : le shrekking porte sur le choix du partenaire par calcul de sécurité, alors que le chalant dating valorise l’engagement affiché et le monkey branching décrit un changement discret de partenaire.

Sources

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