Après les montres et les écouteurs, c’est au tour des lunettes connectées de s’installer dans le quotidien. Portées par les nouveautés dévoilées début septembre 2026 au salon IFA de Berlin, elles promettent assistant vocal, traduction en temps réel et affichage discret d’informations devant les yeux. Mais derrière l’engouement, ces objets soulèvent aussi de vraies questions, notamment sur la vie privée.
Des lunettes qui n’ont plus besoin de caméra pour être utiles
Longtemps freinée par des modèles jugés trop gadgets, la catégorie change de visage. Les MemoMind One et Memo Air du fabricant XGIMI, présentées à Berlin, misent sur un micro-écran intégré plutôt que sur une caméra embarquée : elles peuvent traduire une conversation, afficher un itinéraire ou basculer entre plusieurs assistants IA (OpenAI, Azure, Qwen) selon la tâche demandée, pour un tarif annoncé autour de 599 dollars. Une approche qui tranche avec les modèles à caméra façon Ray-Ban Meta, justement pointés du doigt ces derniers jours.
Une innovation française pensée pour les cyclistes
Autre signe que le marché se diversifie : certains fabricants misent sur un usage précis plutôt que sur le tout-IA. C’est le cas des lunettes Engo3 Cyclist, conçues en France, qui se couplent à un radar Garmin Varia pour afficher directement dans le champ de vision du cycliste la distance et la vitesse d’un véhicule qui approche par l’arrière. Vendues autour de 350 euros, elles ne pèsent que 38,5 grammes et annoncent 20 heures d’autonomie. De quoi limiter les coups d’œil vers le rétroviseur, dans la même logique très pratique qui a porté d’autres tendances loisirs ces derniers mois.
Le revers de la médaille : la question de la vie privée
Toutes les lunettes connectées ne misent pas sur la discrétion de leur usage. L’association e-Enfance, qui gère la ligne d’écoute 3018, a recensé depuis le début de l’année 2026 une vingtaine de signalements de femmes filmées à leur insu avec des lunettes équipées d’une caméra, la majorité de ces cas impliquant des lunettes connectées Meta. Le scénario se répète : une personne abordée dans la rue, filmée sans le savoir, placée dans une situation embarrassante, puis la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Un signal qui rappelle qu’un objet grand public peut aussi être détourné, et qui pousse plusieurs fabricants à ajouter des indicateurs lumineux visibles pendant l’enregistrement. Pas de quoi bouder la catégorie, mais une bonne raison de vérifier ce point avant d’acheter, un peu comme on apprend à se méfier des usages détournés d’une application de rencontre mal sécurisée.
Craquer ou attendre ?
Entre les modèles à écran sans caméra, ceux dédiés à un usage sportif précis et les versions plus polyvalentes façon Ray-Ban Meta, la catégorie n’a jamais été aussi éclatée. Difficile de prédire lequel s’imposera vraiment. En attendant, mieux vaut choisir en fonction d’un usage précis (sport, traduction, prise de notes) plutôt que de céder au seul effet de mode, quitte à se réserver aussi de vraies parenthèses sans aucun écran. Une chose est sûre : après une rentrée marquée par un vrai désir de sobriété numérique, le succès de ces lunettes dépendra surtout de leur capacité à rendre service sans se faire remarquer.
Questions fréquentes
Les lunettes connectées sans caméra existent-elles vraiment ?
Oui : les MemoMind One et Memo Air de XGIMI, présentées à l’IFA de Berlin en septembre 2026, misent justement sur un micro-écran plutôt que sur une caméra embarquée.
Ces lunettes fonctionnent-elles sans smartphone à proximité ?
Cela dépend des modèles : certains embarquent leur propre traitement IA, d’autres restent dépendants d’une connexion à un téléphone pour les fonctions les plus poussées comme la traduction en temps réel.
Existe-t-il un cadre légal pour filmer avec des lunettes connectées ?
Filmer une personne à son insu dans un lieu où elle peut légitimement attendre de la discrétion reste encadré par le droit à l’image, quel que soit l’appareil utilisé : c’est justement ce que rappelle l’association e-Enfance face à certains usages détournés de ces lunettes.
Sources
Clubic, XGIMI et e-Enfance / 3018.
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
