Si vous vous faites harceler sur votre lieu de travail, que le harcèlement soit moral ou sexuel, sachez que vous ne devrez pas attendre pour agir pour vous en sortir rapidement de cette triste situation. Vous ne devrez pas avoir peur, car actuellement, le harcèlement est un vrai fléau de notre société. Si vous souhaitez arrêter de vous faire harceler, que ce soit par votre supérieur ou un collègue, ayez les bons réflexes.

Le harcèlement au travail

En France, le harcèlement sur le lieu de travail touche de plus en plus d’entreprises. Concrètement, c’est un comportement qui vise à fragiliser psychologiquement la victime pour avoir un avantage ou pour en retirer un plaisir personnel. Juridiquement, selon l’article 222-33-2 du Code pénal, c’est le fait de harceler une personne par des propos ou des comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. Le harcèlement peut avoir de graves conséquences sur la victime. On trouve deux sortes de harcèlement sur le lieu de travail : moral et sexuel, mais malheureusement, c’est ce dernier qui est important, et il touche surtout les femmes. Afin de l’éviter, l’employeur doit mettre en place un dispositif de prévention. Face à une personne harcelée, il est dans l’obligation de prendre les mesures nécessaires afin d’assurer la sécurité et de protéger la santé mentale et physique des travailleurs. En cas d’alerte, il doit agir dans l’immédiat.

Que faire en cas de harcèlement dans le milieu professionnel ?

harcèlement au travail
Crédits : Pixabay

Stopper le harcèlement au travail peut être difficile, mais en ayant les bons réflexes, on peut limiter et arrêter les actes du harceleur. Pour commencer, il faut en parler à une personne de confiance et sortir de la solitude afin d’éviter d’être en position de vulnérabilité. L’objectif est ici de développer des relations. Ensuite, on se confie à un professionnel comme une assistance sociale, un psychiatre ou un psychologue. On agit de façon rationnelle, et on évite de répliquer aux provocations. On peut également porter plainte, mais dans ce cas-là, on doit fournir des preuves pour appuyer le dossier au tribunal. Parmi les preuves possibles, il y a les enregistrements des appels, les vidéos de la scène attestant les attaques, les témoignages des proches ou toute personne ayant assisté à la situation d’abus, des captures d’écran pour un cyber-harcèlement, un certificat médical prouvant les blessures physiques et/ou la dégradation de la santé psychologique après le harcèlement, une copie des emails, des SMS… En cas d’actions en justice, il est mieux de bénéficier d’une aide juridictionnelle.

Il faut savoir que le harcèlement, qu’importe sa forme, est une infraction pénale pouvant faire l’objet d’une sanction. Suivant la gravité des actes et les conséquences sur la victime, la peine encourue est entre 6 mois et 5 ans d’emprisonnement avec une amende pouvant aller jusqu’à 75.000 euros.

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